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Libérez Leonid Pshenichnov

Leonid Pshenichnov est ukrainien. Ce biologiste marin de 70 ans a consacré sa vie à protéger les océans. Aujourd'hui, il risque jusqu’à 20 ans de prison.

Pas à cause d’un crime. Mais parce que ses travaux sur le krill de l’Antarctique menacent des intérêts économiques.

Le krill, ce sont de minuscules créatures ressemblant à des crevettes, à peine plus grandes qu’une épingle. Et pourtant, c’est l’un des piliers de la vie au pôle Sud, l’un des écosystèmes les plus reculés et les plus préservés de la planète. Les baleines, les phoques, les manchots et de nombreux poissons dépendent du krill. Sans lui, tout l’écosystème antarctique s’effondre.

Leonid Pshenichnov travaille depuis des dizaines d’années à la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), un organisme international créé en 1982 pour protéger la vie marine antarctique. Ses 27 membres, dont la Russie, les États-Unis, la Chine, l’Australie et l’Union européenne, se réunissent chaque année pour fixer des quotas de pêche et, parfois, pour créer de nouvelles zones de protection marine (1).

Leonid Pshenichnov est un expert reconnu par la communauté scientifique. Il a permis des avancées majeures pour la recherche sur l’Antarctique, en Ukraine comme à l’international. De 1992 à 2007, il a travaillé à bord de bateaux de pêche et de recherche ukrainiens, de chalutiers australiens et du brise-glace allemand Polarstern. Grâce à son engagement, il a rendu possibles d’importantes expéditions ukrainiennes dans l’océan Antarctique qui ont permis de développer nos connaissances sur les ressources marines et les écosystèmes des mers australes (2).

Leonid a été arrêté début septembre 2025 en Crimée, alors qu’il se préparait à se rendre aux négociations annuelles de la CCAMLR sur la pêche au krill.

Accusé de “haute trahison” selon l’article 275 du code pénal russe, il risque une peine de 12 à 20 ans de prison (3). Mais des fuites révèlent que son arrestation serait liée à ses travaux scientifiques pour la CCAMLR, notamment son engagement en faveur de quotas fondés sur les données scientifiques pour les prises de krill et ses propositions visant à renforcer la protection des zones marines. Bien qu’il ait toujours mené son travail avec soin et intégrité, les autorités russes prétendent que ses recommandations pourraient nuire aux intérêts économiques de la Russie (4).

Pour faire simple, sa détention sert les intérêts de la Russie. C’est une arrestation profondément politique.

De son côté, la communauté scientifique confirme les conclusions de Leonid. Depuis quelques années, les chercheurs donnent l’alerte: la pêche au krill a atteint des niveaux potentiellement insoutenables (5). Malgré cela, à chaque négociation, la Russie et la Chine s’opposent à la création de nouvelles zones protégées et au principe d’une limitation des prises.

Cela fait maintenant huit mois – plus de 200 jours – que Leonid est injustement détenu. Selon ses collègues, il a des problèmes de santé et a besoin de soins médicaux urgents(6), (7).

Ce n’est pas une question politique. C’est une question de science.

Depuis longtemps, l’Antarctique est le continent où les pays coopèrent pour protéger un écosystème commun. Poursuivre un scientifique pour avoir participé aux efforts internationaux de conservation, c’est mettre en péril cette coopération et envoyer un message glaçant aux chercheurs du monde entier.

Leonid Pshenichnov est un scientifique, pas un criminel.

Nous demandons :

  • Sa libération immédiate et sans conditions

  • Le libre accès à ses avocats, à sa famille et aux soins nécessaires, selon l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (règles Mandela) (8)


Nous demandons également un engagement diplomatique fort de la part des Ministres des Affaires étrangères des pays suivants :

  • France - Jean-Noël Barrot

  • Allemagne - Johann David Wadephul

  • Japon - Motegi Toshimitsu

  • Canada - Anita Anand

  • Italie - Antonio Tajani

  • Royaume-Uni - Yvette Cooper.

Défendre la protection du krill antarctique ne devrait pas mener à la prison.

Ensemble pour la science.

Ensemble pour l’océan.

Demandons la libération immédiate de Leonid Pshenichnov.


References:
  1. CCAMLR website, https://www.ccamlr.org/
  2. Ukrainian Ministry of Foreign Affairs, Declaration of the Ukrainian Ministry of Foreign Affairs regarding the illegal detention of Ukrainian scientist Leonid Pshenichnov, 21 October 2025.
  3. The Guardian, “Russia arrests Ukrainian biologist for backing curbs on Antarctic krill fishing”, 26 October 2025, https://www.theguardian.com/environment/2025/oct/26/russia-ukrainian-biologist-leonid-pshenichnov-arrest-treason-antarctic-krill-overfishing
  4. Human Rights in Ukraine, “Imprisoned Ukrainian marine biologist charged with ‘treason’ for opposing Russia’s plans in Antarctic area” , 23 October 2025, https://khpg.org/en/1608815199
  5. The Guardian, “Russia arrests Ukrainian biologist for backing curbs on Antarctic krill fishing”, 26 October 2025, https://www.theguardian.com/environment/2025/oct/26/russia-ukrainian-biologist-leonid-pshenichnov-arrest-treason-antarctic-krill-overfishing
  6. The Guardian, “Russia arrests Ukrainian biologist for backing curbs on Antarctic krill fishing”, 26 October 2025, https://www.theguardian.com/environment/2025/oct/26/russia-ukrainian-biologist-leonid-pshenichnov-arrest-treason-antarctic-krill-overfishing
  7. Royal Swedish Academy of Sciences, Appeal for the release of marine biologist Leonid Pshenichnov, 10 February 2026
  8. UNODC, The United Nations Standard Minimum Rules for the Treatment of Prisoners, https://www.unodc.org/documents/justice-and-prison-reform/Nelson_Mandela_Rules-E-ebook.pdf

Camille E.
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Protégeons la liberté de la presse en Suisse

Leur décision: un mot supprimé. En 2022, le Parlement a modifié l'article 266 du Code de procédure civile, «Mesures à l'encontre des médias», entrée en vigueur le 1er janvier 2025. En supprimant l'adverbe «particulièrement» – qui exigeait qu'une publication cause un préjudice «particulièrement grave» pour qu'un juge puisse l'interdire en urgence –, les députés ont abaissé le seuil d'accès aux mesures provisionnelles et superprovisionnelles contre les médias. Sans aucune analyse d'impact approfondie sur la liberté de la presse. Cela a donné un feu vert politique à tous ceux qui veulent museler les journalistes – et à leurs avocats.

Notre réalité: des rédactions asphyxiées. Récemment, des mesures superprovisionnelles ont ainsi été utilisées contre la RTS pour son enquête sur le magnétiseur fribourgeois Denis Vipret, contre Le Temps pour une enquête sur un candidat du parti de Pierre Maudet à Vernier ou contre Blick pour son enquête sur le metteur en scène Dorian Rossel. Sans compter toutes les procédures que subit Gotham City. Cette guillotine procédurale pèse sur chaque rédaction. Elle favorise l'autocensure et détourne les journalistes de leur mission première, telle que la définit l'article premier de la Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste: «Rechercher la vérité, en raison du droit qu'a le public de la connaître et quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même.»

Pour un seul article, Heidi.news a reçu 39 ordonnances de mesures superprovisionnelles, émanant de quatre juges, demandées par 7 avocats représentant 15 sociétés et personnalités. Cela débouche sur 9 audiences distinctes devant le tribunal, prévues en mai et juin 2026. L’objectif de ces requêtes (avec des doublons, car adressées au journaliste, et/ou au rédacteur en chef, et/ou au média, d’où leur nombre) était de supprimer les noms cités dans l’article, voire l’article lui-même. Mais aussi de nous étouffer de procédures. Dans un cas, le propriétaire d'une société offshore et la société elle-même, aux Bahamas, ont déposé des requêtes distinctes, avec des avocats différents – et les ont obtenues. Idem pour une société de Dubaï et son ayant-droit. Le but est clair: faire porter un fardeau disproportionné aux rédactions.

Notre métier, notre devoir: informer. L'article en question, publié le 12 mars 2026, portait sur les personnes et sociétés ayant prêté de l'argent au groupe m3 d'Abdallah Chatila à Genève pour racheter en 2022 la filiale suisse de la Sberbank russe, placée sous sanctions à la suite de l'invasion de l'Ukraine. Il révélait qu'une partie importante de ces fonds était liée à des intérêts russes – ce qu'Abdallah Chatila avait constamment nié au cours de trois entretiens accordés aux journalistes:

  • «Est-ce que vous avez le moindre élément pour dire que cette banque a été financée avec de l'argent russe? Que je n’ai pas dit la vérité?» (17 juillet 2025)
  • «C'est très simple, il n'y a pas de Russes.» (18 février 2026)
  • «Vous êtes tarés. Vous n'avez que des fausses infos. Quoi d’autre, Messieurs les génies?» (18 février 2026)

Heidi.news avait obtenu les noms des créanciers, mené des recherches à leur sujet et choisi de les publier. Pour trois raisons fondamentales:

  1. Sans noms, pas d'information vérifiable. Affirmer l'existence d'intérêts russes sans identifier les acteurs concernés n'aurait rien apporté au lecteur – ni crédibilité, ni possibilité de contrôle.
  2. Pas de préjudice. Les personnes physiques et morales citées n'ont pas été accusées d'actes illicites par Heidi.news. Elles ont été contactées avant publication.
  3. Un enjeu de surveillance publique. La liste des créanciers a été validée sans objection par la Finma. Dans au moins un cas, la créance est liée à un homme d'affaires et homme politique russe placé sous sanctions – ce qui soulève des questions légitimes sur les possibles lacunes de surveillance de cet organe public.

Notre demande: une loi suisse anti-SLAPP. L'usage massif de telles procédures constitue des poursuites-bâillon ou SLAPP en anglais (Strategic Lawsuit Against Public Participation), en violation de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme sur la liberté d'expression et la liberté de la presse. Nous demandons au Conseil fédéral d'élaborer une loi suisse anti-SLAPP et au parlement de l'examiner. Des lois de ce type sont en préparation au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens. 32 Etats américains et 3 Etats canadiens en ont adoptées. Elles prévoient par exemple un test en deux étapes pour déterminer si une plainte est fondée ou effectivement abusive.

Car le droit suisse ne doit pas devenir un instrument d'intimidation au service de ceux qui ont les moyens de multiplier les procédures.

Serge M.
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Pour le maintien des 4 classes de la maternelle Drapeau à Dijon !

NON à la fermeture d'une classe à l'école maternelle Drapeau !

Pourquoi ?
  • Pour la qualité d'enseignement fourni par l'équipe actuelle : une attention particulière est portée à chaque enfant dans un climat bienveillant.
  • Pour permettre l'inclusion et l'équité : les besoins en AESHi ne sont déjà pas remplis !
  • Pour l'accueil de l'UEMA (unité d'enseignement maternelle autisme): la seule classe de ce type à Dijon !
  • Pour l'attractivité du quartier : beaucoup de constructions sont en cours dans le quartier.
Une classe en moins signifie :
  • moins de moyens pour les enseignants
  • moins d'ATSEM dans l'école
  • des classes plus chargées et plus bruyantes
Maintenir ces quatre classes, c’est investir dans l’avenir. C’est offrir à nos enfants et futurs enfants les conditions nécessaires pour s'épanouir et à notre quartier la vitalité qu’il mérite. 


Toutes les informations ici : https://digipad.app/p/1642883/c37f373491ded
Représentants D.
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Stop à l’extraction minière en eaux profondes!

À tou·tes les député·es norvégien·nes, au Premier ministre Jonas Gahr Støre, au ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide, au ministre du Climat et de l’environnement Andreas Bjelleand Eriksen, au ministre du Pétrole et de l’énergie Terje Aasland, ainsi qu'aux dirigeants du monde entier:

"L’exploitation des fonds marins va détruire les écosystèmes, empoisonner nos océans, et causer des dégâts inestimables à la vie marine. Nous, citoyens venus de toute la planète, vous demandons de dire non à toute extraction minière en eaux profondes."

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Nos forêts sont mortes ou agonisantes. Nos rivières empoisonnées. Là où il y avait des montagnes, il ne reste parfois que des trous béants, autant de cicatrices sur notre Terre.

Voilà ce que les compagnies minières ont fait à nos paysages. Que se passerait-il si nous les laissions s’attaquer à l’océan?

Une commission parlementaire en Norvège vient de prendre une décision qui est un grand pas en avant vers cette aberration. Nous n'avons que quelques semaines pour convaincre l'ensemble du Parlement qu'il y a des portes qu'il vaut mieux ne jamais ouvrir.

Certains pays côtiers comme la France, le Canada et la Royaume-Uni se sont déjà opposés à l’extraction minière en eaux profondes, une pratique estimée dangereuse et encore peu étudiée. Mais il suffirait qu’un seul pays se lance pour en entraîner d’autres, et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a justement décidé de défier la pression internationale et de demander aux députés d’autoriser l’exploitation minière des fonds marins.

La bonne nouvelle, c’est que cela commence à se savoir à l’étranger. Nos contacts en Norvège nous disent que le Premier ministre est inquiet des répercussions sur sa réputation à l’international et que les députés sont sous pression.

La décision sera prise dans quatre semaines seulement. Les élus norvégiens n’ont pas l’habitude de se retrouver au cœur d’une mobilisation mondiale, donc si nous sommes nombreux, nous pouvons faire pencher la balance pour protéger nos océans. Signons!
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Pour la légalisation universelle de l'avortement sûr et accessible pour toutes les femmes !

Pour la légalisation universelle de l'avortement sûr et accessible pour toutes les femmes !

A l’attention du Secrétaire général de l’ONU,

Monsieur le Secrétaire général de l’ONU,

A l’occasion de la journée mondiale pour l’accès à l’avortement sûr et légal, nous vous demandons d’agir afin que les Etats membres de l’ONU appellent à la légalisation de l’avortement sûr et accessible, lors de la révision du Plan d’action du Caire sur la santé et les droits sexuels et de la procréation.

Chaque année dans le monde, 5 millions de femmes sont hospitalisées pour des complications sévères liées à des avortements pratiqués dans des conditions dangereuses, et 47 000 femmes en décèdent. Cela représente 13% de la mortalité maternelle dans le monde. Derrière ces chiffres insupportables se cache une amère réalité : 60 % de la population mondiale vit dans un pays où l’IVG est interdit ou fortement restreint.

Tant que l’avortement légal et médicalisé ne sera pas accessible à toutes, de nombreuses femmes seront contraintes à s’exposer aux risques d’avortements clandestins, effectués au moyen de méthodes dangereuses, c’est-à-dire au péril de leur santé et de leur vie.

Le droit à l'avortement sûr et accessible est fondamental, pour toutes les filles et les femmes de la planète. Il doit donc être libre, gratuit et accessible à toutes. Pour ces raisons, le droit à l'avortement doit être reconnu comme droit inaliénable au sein des instances onusiennes.

Nous demandons la reconnaissance au sein de l’ONU du droit à l’avortement comme droit universel et inaliénable. De votre part, Monsieur le Secrétaire général de l’ONU, nous attendons que vous affirmiez votre engagement en faveur de l’ensemble des droits sexuels et reproductifs dont l’avortement doit faire partie. Précisément, nous vous demandons d’agir avec conviction et détermination lors de la révision du Plan d’action du Caire sur la santé et les droits sexuels et de la procréation en faveur du droit à l’avortement pour toutes les femmes de tous les pays.

Il est de votre devoir de faire entendre notre voix, de porter haut et fort cette exigence qui est la nôtre, celle de faire reconnaître que « notre corps nous appartient ! ».

>> Si vous souhaitez recevoir notre Newsletter, inscrivez-vous ici http://osezlefeminisme.us2.list-manage.com/subscribe?u=649a5fd94ddf5454a6864f394&id=665c93f190

Une campagne de l'association Osez le féminisme ! http://www.osezlefeminisme.fr/ que vous pouvez suivre sur http://mybodycampaign.org/fr/.

Vous pouvez également suivre notre activité sur Facebook : https://www.facebook.com/osezlefeminisme?ref=ts
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Nous avons organisé des manifestations climat parmi les plus grandes de l'Histoire, nous aidons à la préservation de 2,5 millions d'hectares de forêt tropicale, et nous nous battons sans relâche pour protéger la Terre.

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"La voix des citoyens du monde entier est essentielle pour montrer à nos dirigeants qu'il faut agir dès maintenant pour protéger nos océans. Les 1,3 million de personnes qui ont signé (...) ont grandement contribué à la réussite de cette campagne."

Matt Rand

Directeur du projet Global Ocean Legacy, Pew Trust