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700 000 Européens s’opposent à un nouveau Tchernobyl

** Une pétition virale sur les réseaux sociaux demande une étude d’impact adéquate de plusieurs centrales nucléaires belges à risque: les signatures seront remises aujourd’hui **


Des membres du mouvement citoyen mondial Avaaz, dont des résidents des zones à risque, se rassembleront aujourd’hui devant le ministère de l’Intérieur belge pour demander au gouvernement de mener de toute urgence une étude d’impact environnemental complète sur des centrales nucléaires belges vieillissantes et fissurées. Ils porteront des combinaisons de protection contre les radiations nucléaires et distribueront des plaquettes d’iode aux passants et aux représentants politiques.

En 2012, 16 000 micro-fissures avait été repérées sur deux réacteurs nucléaires, et des rapports récents signalent une explosion dans l’une des centrales controversées, relançant les débats, et provoquant nombre de manifestations locales et réactions inquiètes de la part des gouvernements voisins. L’agence de contrôle nucléaire belge a préconisé en janvier la distribution d’iode à tous les citoyens belges dans le cas où un incident surviendrait dans l’une des centrales.

En quelques jours, plus de 700 000 personnes ont rejoint une campagne d’Avaaz appelant le gouvernement belge à lancer une étude transfrontalière d’impact environnemental sur ces centrales. Aujourd’hui, la ministre allemande de l’Environnement Barbara Hendricks rencontre à Bruxelles le Vice-Premier ministre belge Jan Jambon et s’est engagée à soulever ces inquiétudes lors de leurs échanges.

Christoph Schott, chargé de campagne senior chez Avaaz, a déclaré:

En redémarrant ces centrales nucléaires veillissantes sans passer par une évaluation transfrontalière appropriée des risques, la Belgique a créé une bombe nucléaire à retardement au coeur même de l’Europe, qui pourrait bien déclencher le prochain Tchernobyl. Les gouvernements à travers le continent, et des centaines de milliers d’Européens sont à juste titre inquiets de voir la la Belgique devenir le pays le plus dangereux d’Europe à cause de la position irresponsable du ministre Jan Jambon en termes de sécurité nucléaire. Ils lui demandent de respecter les règles du jeu et d’assurer notre sécurité à tous.”

Selon la Convention d’ESPOO des Nations Unies, relative aux menaces environnementales concernant plusieurs pays, le gouvernement belge doit mener une étude transfrontalière d’impact environnemental avant de pouvoir prolonger la durée d’exploitation de réacteurs nucléaires. Pour le moment, ni la centrale Doel 1 ni Doel 2, qui viennent de dépasser 40 ans d’activité, n’ont suivi une telle évaluation des risques.

Avaaz demande à la Belgique de mener cette étude sur ces deux réacteurs, ainsi que sur Doel 3 et Tihange 1 et 3, pour lesquels aucune étude n’a non plus été conduite. La décision du gouvernement belge de redémarrer des centrales nucléaires - parmi les plus anciennes au monde - en décembre dernier, a déclenché des réactions inquiètes des ministres allemands, luxembourgeois et hollandais quant à ses implications en termes de sécurité.

FIN