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Quelques jours avant l’anniversaire de la catastrophe la plus meurtrière de l'histoire de l'industrie textile, le PDG de Benetton, Marco Airoldi, s’apprête à annoncer que son entreprise versera 1,1 million de dollars aux victimes du Rana Plaza au Bangladesh. L’annonce de Benetton fait suite à une campagne de mobilisation d’un million de membres du mouvement citoyen Avaaz, qui ont contraint la multinationale à soutenir les survivants du drame et leur famille après deux ans de refus.

Dalia Hashad, Directrice de campagnes pour Avaaz, affirme:

"Le montant de la contribution de Benetton est clairement insuffisant pour compenser les vies perdues à cause de la fabrication de leurs vêtements, et apaiser la souffrance des survivants et des familles. Mais l’appel d’un million de personnes a fait plier l’entreprise, et est parvenu à inverser sa décision initiale de ne pas soutenir financièrement les victimes."

Cette annonce pose un précédent pour toutes les multinationales: quand vos travailleurs meurent, vous ne pouvez pas échapper à vos responsabilités. Les yeux du monde entier sont maintenant tournés vers les entreprises récalcitrantes telles que Carrefour, JC Penney, Walmart et The Children’s Place, pour que celles-ci financent à leur tour les sommes manquantes du Fonds de soutien, afin que toutes les victimes reçoivent ce dont elles ont besoin... et ce qu’elles méritent.

À la suite de l’effondrement de l’immeuble d’ateliers textile, le Fonds fiduciaire des donateurs du Rana Plaza a été établi dans un effort historique de rassembler les parties prenantes et d’imposer de nouveaux standards de compensation. On y trouve notamment le gouvernement du Bangladesh, les industriels locaux, les grandes marques de prêt-à-porter et les détaillants, les syndicats locaux et internationaux, et des ONG internationales. Ce fond multipartite sans précédent est présidé par l’Organisation internationale du Travail (OIT). En accord avec les règlements internationaux, le comité de coordination a mené une évaluation indépendante et exhaustive des demandes de soutien financier et d’accompagnement médical des 5000 survivants et des membres de leur famille.